Quelles sont les valeurs refuges actuellement ?

LES PLACEMENTS REFUGES

Visez l’efficacité, rien d’autre!

TROIS SOLUTIONS DRAINENT L’ESSENTIEL DE L’ÉPARGNE DES MÉNAGES. À SAVOIR, LES LIVRETS ET AUTRES PRODUITS BANCAIRES, L’ASSURANCE VIE (45 MILLIONS DE CONTRATS) ET L’IMMOBILIER. MAIS CES PLACEMENTS SONT-ILS TOUJOURS À LA HAUTEUR DE LEUR RÉPUTATION?

COMPTES COURANTS, LIVRET A…

Pas plus d’argent que nécessaire

L’argent qui sommeille sur les comptes bancaires n’aura jamais été aussi abondant en France. Quelque 470 milliards d’euros à mi-2020, selon la Banque de France, auxquels on pourrait ajouter 200 milliards d’espèces aux mains des ménages. Soit, en tout, 677 milliards d’euros (deux fois plus qu’en 2010) qui ne rapportent pas un centime, les comptes courants n’étant pas rémunérés en France – et ponctionnés de frais, qui plus est. Le fruit d’un attentisme généralisé, aux dires des experts. «Les ménages privilégient la sécurité et la liquidité en faisant l’impasse sur le rendement», constate ainsi Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne. Ce qu’illustre la collecte enregistrée en 2020 sur les livrets d’épargne réglementée. Fin octobre, l’encours du livret A atteignait 323,4 milliards d’euros, contre 297,4 un an plus tôt. Ajoutons-y les 119,3 milliards d’euros du livret de développement durable et solidaire (LDDS). «Ces résultats témoignent d’un haut niveau d’anxiété au sein de l’opinion, et également d’un refus de s’engager sur le terrain de l’épargne de long terme», ajoute l’expert.

DES RENDEMENTS AU TAPIS

Le problème tient dans le peu d’efficience de ce type d’épargne. Avec un rendement net de 0,5%, le livret A, disponible dans toutes les banques (appelé Livret bleu au Crédit mutuel), peine à couvrir l’inflation, dont le taux annuel était toutefois nul (0%) à fin octobre. Traduction: l’argent que l’on y dépose ne vaudra pas plus – en euros constants – à la sortie qu’à l’entrée, voire moins si l’inflation remonte! Idem pour son jumeau, le LDDS, et l’ensemble des produits d’épargne bancaires classiques (CEL, PEL, compte à terme… sauf le LEP). Un constat implacable, qu’il faut toutefois relativiser. Comme le rappelle à mots couverts un banquier «la situation était bien moins favorable en 1981, quand le livret A rapportait 8,5% – un taux canon –, mais que l’inflation était de 13,4%… Soit presque 5% de pouvoir d’achat perdu en une année. Aujourd’hui, on y laisse juste quelques centimes.»

UN MOT-CLÉ: INFLATION

Selon la définition de l’Insee, l’inflation est la perte de pouvoir d’achat de la monnaie. Quand les prix augmentent, un billet de 50 euros permet d’acheter moins de choses en fin d’année qu’en début. Il s’agit, bien sûr, d’une théorie globale; dans la pratique, cela dépend des produits concernés. Entrons-nous actuellement dans une période inflationniste? Ce n’est pas le cas, les prix n’évoluant quasiment plus au début de l’automne. Mais si l’inflation repartait, les placements garantis (livret A, fonds en euros de l’assurance vie) seront davantage source d’appauvrissement.

Sauf rebondissement, le rendement du livret A restera scotché à 0,5% en 2021 (ou au quart de point avoisinant). Dès lors, comment optimiser la gestion de ses liquidités? Sur le compte courant, il faut s’attacher à conserver le minimum nécessaire à la vie quotidienne. Et user, sans retenue, des facilités de virement en ligne avec les livrets détenus dans sa banque pour gérer le tout. Concernant les livrets et consorts, on laissera une épargne (souvent qualifiée «de précaution», car disponible et sécurisée) représentant trois à cinq mois de salaire, de revenus d’activité ou de pension de retraite. Un montant suffisant pour financer une dépense exceptionnelle (réparation de la voiture, etc.) ou faire face à un coup dur. L’essentiel étant, bien sûr, de se sentir à l’aise.

Il faut ensuite apprendre à gérer ses livrets avec efficacité. Bon à savoir: le mode de calcul des intérêts sur la quasi-totalité des livrets d’épargne repose sur la règle des quinzaines, ce qui est défavorable aux épargnants, contrairement à un calcul d’intérêts quotidien. Cela signifie que les versements portent intérêt le 1er ou le 16 du mois après le dépôt. Arrangez-vous donc pour verser avant un 1er ou un 16 du mois, afin de profiter d’une quinzaine supplémentaire. Mais attention aux délais de traitement («jours de valeur», dans le jargon) de votre banque, qui peuvent être de trois jours pour le dépôt d’un chèque. La règle vaut aussi pour l’argent extrait des livrets, qui cesse de porter intérêt à la fin de la quinzaine précédant le remboursement.

Exemple Si vous retirez votre argent le 12 du mois, vous ne bénéficierez pas des intérêts pour la quinzaine en cours. Arrangez-vous donc plutôt pour faire vos retraits en début de quinzaine.

Le PEL, un attrait quasi nul

Le plan d’épargne logement (PEL) a connu des rémunérations alléchantes par le passé, mais c’est terminé. Depuis août 2016, son rendement est tombé à 1% – pire, depuis 2018, aucune prime d’État n’est plus attribuée. Soit 0,7% net d’impôt. Il est toutefois possible d’intégrer les intérêts dans sa déclaration de revenus, ce qui donnera un taux net de 0,83% pour les non-imposables. C’est, certes, un peu mieux que le livret A, mais avec des contraintes de versement (540 € minimum par an) et un taux bloqué jusqu’à la sortie du produit

Nos conseils: COMPTES COURANTS, LIVRETS A…

  • Utilisez le livret A et leLDDS pour gérer vos liquidités, en yplaçant 2000 € à10000 € selon vos capacités.
  • Optimisez vos dépôts et retraits en appliquant la règle des quinzaines
  • Fuyez les comptes à terme et l’épargne logement, auxrendements dérisoires.
LA CHASSE AUX PROMOS

Quid du surplus d’épargne de précaution? Bien sûr, il est possible de remplir à plein ses livrets A et LDDS. On peut aussi se mettre en quête de livrets d’épargne bancaires complémentaires, qui garantissent le capital investi. Ceux-ci ne rapportent que des clopinettes une fois le prélèvement forfaitaire unique de 30% réglé, sauf à faire la chasse aux offres promotionnelles (et ponctuelles), avec quelques taux autour de 2 ou 3% bruts pendant un temps limité et sur certains montants. Des adresses à consulter régulièrement: BforBank, Fortuneo, ING, My Money Bank, PSA Banque, etc. Autre piste: utiliser l’assurance vie. «Nous conseillons aux épargnants de garder trois mois de dépenses courantes sur leur livret A, et de faire travailler le reste sur du fonds euros à capital garanti de l’assurance vie et des ETF obligataires à faible volatilité l’assurance vie et des ETF obligataires à faible volatilité [fonds indiciels, ndlr], conseille Albert d’Anthoüard, directeur de la clientèle privée de Nalo, start-up de la fintech (secteur où la technologie est déployée pour améliorer les activités financières). Cette approche permet de résister au mieux aux fluctuations du marché, tout en visant une performance supérieure à celle des livrets d’épargne et à l’inflation.»

ASSURANCE VIE

Un bon contrat, sinon rien

C’est le placement passe-partout. Tous les établissements financiers ont au moins un contrat d’assurance vie à vous proposer, si ce n’est deux, trois et plus. Sur le papier, l’outil semble incontournable pour gérer ou se constituer un patrimoine financier. Une fois garni les livrets réglementés, seul l’accès au fonds en euros de l’assurance vie donne une garantie en capital. Attention, cette dernière s’entend nette de frais d’entrée et, selon les cas, avant ou après frais de gestion (si c’est avant, le capital peut baisser vu le niveau des rendements actuels). Les autres attraits de l’assurance vie tiennent dans sa souplesse de fonctionnement – on y verse et on y retire son obole librement, sans plafond, avec plusieurs contrats possibles – et une fiscalité favorable sur les retraits après huit ans. Enfin, vous pouvez transmettre le capital à un ou plusieurs bénéficiaires après votre mort.

LA SÉCURITÉ NE PAIE PLUS BEAUCOUP… EN APPARENCE

Premier hiatus, les rendements des fonds en euros sont chaque année plus faibles. Le taux moyen avait atterri à 1,46% net en 2019 (source: ACPR), soit 1,20% une fois les taxes sociales retranchées. Et pour 2020, les professionnels anticipent 20 à 40 centimes de moins, soit une rentabilité autour de 0,95% net de taxes sociales – soit un peu mieux que le niveau de l’inflation… Aucun renversement ne pointe à l’horizon. Un mauvais plan, l’assurance vie? «Dorénavant, le fonds euros sera un placement sans risque, rémunéré comme tous les autres placements sans risque, c’est-àdire à un taux proche de zéro , écrivait dans son blog Guillaume Fonteneau, conseiller en gestion de patrimoine indépendant, fin août 2020. Il ne sera plus possible d’espérer s’enrichir en mettant de l’argent sur le fonds euros de votre assurance vie. À long terme, ce sera une source d’appauvrissement.» Vu de haut, c’est exact, compte tenu du travail de sape de l’inflation et des frais d’entrée de ce produit. Mais sous le capot, c’est un remarquable trompe-l’œil. La moyenne des rendements masque en effet des taux variant de 0 à 3% selon les contrats (voire jusqu’à 4,5% pour certains vieux produits à taux garantis, à conserver). En somme, vous pouvez faire moins bien que le livret A avec un fonds en euros, comme six fois mieux! Tout est affaire de contrat, nous allons y revenir.

FRAIS ET COMPLEXITÉ À TOUS LES ÉTAGES

Auparavant, poursuivons notre mise en garde. Trois autres écueils majeurs frappent le «placement roi» en matière d’encours, avec 1760 milliards d’euros gérés par les assureurs à fin septembre 2020. Primo, il est de plus en plus complexe, ses contrats sont souvent ultra-sophistiqués et leurs garanties, illisibles. Secundo, les assureurs changent peu à peu de métier. Finie, l’époque où ils vous vendaient la garantie du fonds en euros. Ils vous poussent maintenant à porter vous-même le risque en recourant aux fameuses «unités de compte». Et de vous assurer qu’il faut «diversifier» pour gagner plus (vous dira-t-on aussi qu’on peut perdre beaucoup et vite?). Tertio, ce placement se révèle cher. Un empilement de frais vous attend: sur les versements (jusqu’à 5%) comme sur le capital (en moyenne 0,9% par an), sur les mouvements dans le contrat (jusqu’à 0,5%), sur les options prises (jusqu’à 0,5% de frais de gestion en plus) et sur les fonds (jusqu’à 3% sur la performance attribuée)… Convoité, le marché de l’assurance vie est un maquis d’au moins 200 contrats en cours de commercialisation. Tous reposent sur le même cadre juridico-fiscal avec des fonctionnements identiques, à quelques nuances près (par exemple, sur les seuils de versement). Comment trier, dès lors ? L’épargnant doit sortir des sentiers battus, c’est-à-dire aller voir ailleurs que chez son banquier, dont les off res sont souvent chères et gavées de « fonds maison » aux rendements moribonds sur le fonds en euros. Il doit ensuite viser des contrats durables dans le temps, car l’assurance vie se garde sans limite – au moins huit ans pour profi ter de sa fi scalité sur les retraits. Il doit, enfi n, passer au crible les critères clés d’un bon contrat : le fonds en euros (quel rendement ? quel accès ?), les frais (pas plus de 2 % à l’entrée et 0,75 % sur la gestion annuelle), l’off re fi nancière complémentaire (accès à la multigestion ?), la qualité du service associé (en combien de temps une demande de retrait est-elle remboursée ?), la politique commerciale du distributeur comme de l’assureur (comment vous serez traité dans quelques années ?)…

IMMOBILIER

La piste des villes moyennes

Le marché de l’immobilier connait-il la crise ? Non. La pause liée au premier confi nement passée, il est reparti de plus belle. Les Français continuent de s’endetter pour acquérir un bien (1 116 milliards d’euros d’encours de crédit à fi n septembre 2020), aidés par le niveau toujours bas des taux d’intérêt (1,05 % fi xe en moyenne sur 15 ans, 1,25 % sur 20 ans, 1,45 % sur 25 ans à la mi-novembre 2020). « Tant que le marché du crédit sera en augmentation, la baisse des prix attendue et annoncée depuis si longtemps attendra, pronostique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’épargne. Avec les politiques monétaires expansionnistes, la pierre aspire les liquidités émises par les banques centrales. L’infl ation, absente sur les marchés des biens et des services, se concentre sur celui de l’immobilier, où les prix, du moins dans les grandes métropoles, ont doublé en une génération. »Le décor est posé.

L’IMMOBILIER BÉNÉFICIE D’EFFETS DE LEVIER

Selon le baromètre Épargne & Placements BPCE Audirep de juin 2020, 66 % des personnes interrogées estiment qu’il est plus intéressant d’investir dans l’immobilier que dans des placements fi nanciers, car c’est plus « stable ». Seuls 17 % des sondés ne sont pas du même avis (et 16 % demeurent sans opinion). C’est, à vrai dire, sensé. Le besoin de logements supplémentaires est loin d’être couvert, les stocks des promoteurs sont au plus bas, les dispositions d’incitation fi scale restent généreuses et les conditions d’emprunt, bon marché

Aux dires des professionnels, la crise sanitaire n’a pas fondamentalement changé la donne, juste décalé certains projets. Alors, êtes-vous prêt à sauter le pas de l’investissement locatif en 2021? « On devrait tous le faire, car c’est toujours le bon moment pour investir dans l’immobilier, plaide Georges Nemes, président de Patrimmofi. C’est une opération de long terme financée par les loyers perçus, donc peu sensible aux prix, et éventuellement par un avantage fiscal. On conjugue l’ensemble en profitant aujourd’hui des taux d’intérêt bas pour maximiser l’intérêt du crédit. » Pas convaincu? « De plus, cet actif aura probablement vu sa valeur augmenter au terme. Aucun placement financier ne permet de bénéficier de ces effets de levier ! »

Nos conseils: ASSURANCE VIE

  • Soyez prudent face àun placement en train de muter, sur la course à la diversification vers les unités decompte (risque en capital et frais élevés) imposée par les assureurs.
  • Faites un tri implacable entre les offres, il enreste de très bonnes. Refusez les frais excessifs.
  • Prenez date sur au moins deuxbons contrats pour faire tourner lecompteur fiscal.
GROSSE OU MOYENNE VILLE?

Sur le terrain, les obstacles s’avèrent toutefois évidents. Au premier rang, les prix dans les grandes villes de France. Des 9300 euros le mètre carré à Paris intra-muros, en moyenne, aux 4370 euros le mètre carré à Bordeaux, peut-on vraiment espérer un bon rendement pour son investissement? Non, car dans l’ancien, il représente, selon les spécialistes, entre 3 et 4% bruts dans toutes les grosses villes. Problème supplémentaire: il s’agit de «zones tendues», où la réévaluation des loyers est limitée à l’indice de référence (IRL). En fait, seuls les espoirs de plus-value à la revente sont crédibles – c’est d’ailleurs là tout le pari de l’investisseur. A contrario, acheter en province dans une ville de moins de 100000 habitants est plus efficient pour envisager non pas une plus-value à terme (incertaine), mais un rendement locatif entre 6 et 7% bruts. Colmar, Pau, Poitiers et Troyes comptent ici parmi les villes à bon potentiel, avec des loyers librement revus (hors zones tendues). L’important est de viser des communes porteuses en matière d’aménagements et de transports, où la demande locative est élevée.

BLOCAGE SUR LES DEMANDES DE FINANCEMENT

À l’heure actuelle, un autre obstacle existe: le financement par les banques. Suivant les recommandations du Haut conseil à la sécurité financière (HCSF) formulées fin 2019, les établissements bancaires ont resserré leurs critères de prêt: remboursement à 33% des revenus et emprunt sur 25 ans au maximum. «Un alibi de plus, fulmine un conseiller en gestion de patrimoine. En réalité, les banques ne gagnent plus assez d’argent sur les prêts. Elles se retranchent donc derrière les recommandations officielles pour recaler les demandes de financement. Au passage, elles se gavent avec l’assurance emprunteur au détriment des clients. » Sur ce dernier point, les Français devraient vraiment faire jouer la concurrence, puisqu’il est désormais possible de changer d’assurance en cours de prêt, avec souvent de fortes économies à la clé. Ils trouveront un outil utile pour comparer tous les tarifs des offres du marché sur Quechosir.fr.

LES RENDEMENTS À VISER

Partant de là, il existe moult façons d’investir dans la pierre. Acheter dans l’ancien ou le neuf, en pleine propriété ou en nue-propriété, au comptant ou à crédit, puis louer nu ou meublé… Les stratégies immobilières sont multiples, d’où l’importance d’être soi-même initié ou, à défaut, de se faire correctement conseiller. La règle? Bien acheter, c’està-dire pas trop cher, pour ensuite louer à un montant offrant une bonne rentabilité locative. Dans les faits, que viser aujourd’hui? « Environ 3% dans le neuf, et 5 à 8% dans l’ancien, avance Nicolas Gay, cofondateur de Welmo, agence immobilière en ligne. Le neuf permet de défiscaliser, mais il reste plus cher au mètre carré et à la vente. La plus-value est improbable compte tenu des constructions qui auront été réalisées autour. Les épargnants plus aguerris doivent se diriger vers l’ancien, avec de forts espoirs de plus-value à la revente. » Cela doit être votre ligne de mire pour tout investissement, en n’oubliant pas de toujours calculer au plus près le rendement de l’investissement (lire l’encadré Utile p. 21). Reste ensuite à affiner votre stratégie.

Acheter un appartement à rénover près de chez soi, le remettre en état et se démarquer est une solution vantée par les professionnels. On peut aussi s’intéresser à des modes de location souples, comme le meublé. «C’est un très bon moyen d’optimiser son investissement, complète Nicolas Gay. La location en meublé, dont les engagements de bail sont de neuf mois, permet de multiplier les solutions. Vous achetez un studio ou un deux-pièces dans une ville assez étudiante, louez de septembre à juin aux jeunes intéressés et, en été, profitez de la fréquentation touristique pour passer en location saisonnière, avec un loyer deux à trois fois plus élevé, ce qui fera monter en flèche le taux de rentabilité de votre investissement.» Selon le portail Lepartenaire.fr, 57% des étudiants louent un T1, sachant que le loyer moyen est de 875 euros à Paris, 562 euros à Lyon, 547 euros à Bordeaux, 498 euros à Montpellier, 479 euros à Strasbourg ou encore 415 euros à Rennes. Bon à savoir, la colocation est privilégiée par 21% des étudiants. La crise du coronavirus pourrait cependant rebattre toutes les cartes du marché locatif.

BEAUCOUP DE QUESTIONS ENCORE SANS RÉPONSE

Le logement étudiant a-t-il encore de l’avenir avec l’université à distance (derrière un écran)? Les temps de présence dans la ville de son école/sa fac/son bureau ne seront-ils pas beaucoup plus courts, orientant l’étudiant vers du logement hôtelier à la journée? À l’inverse, les résidences seniors pourraient s’avérer un parti solide pour l’avenir. Quant à la location saisonnière, fortement touchée à l’été 2020, certains propriétaires bailleurs envisagent de la délaisser pour de la location meublée. En attendant, il faut continuer à rembourser les traites du crédit…